Le suspense a pris fin le 16 décembre, validé par une instruction interministérielle tombée juste avant Noël.
La nouvelle est présentée comme une victoire : le gouvernement a renoncé au gel des pensions. Les retraités de Bresse, qu’ils soient au régime général ou à la MSA, verront bien leur pension augmenter au 1er janvier 2026.
L’honneur est sauf. Mais le compte y est-il ?
Le taux de revalorisation est fixé à 0,9 %.
Pour un haut fonctionnaire parisien, c’est un pourcentage abstrait. Pour un retraité agricole de Saint-Germain-du-Bois ou de Montpont, c’est une équation très concrète.
Faisons le calcul.
Pour une pension de 1 000 euros (ce qui est déjà au-dessus de la moyenne de nombreuses femmes d’agriculteurs), cette hausse représente 9 euros par mois.
Neuf euros. C’est à peine le prix d’un sac de pellets ou d’une plaquette de beurre et d’un pain de campagne.
Face à l’inflation réelle du panier de courses et de l’énergie, cette revalorisation ressemble moins à un coup de pouce qu’à un pansement sur une jambe de bois.
L’État a évité la colère du gel, c’est certain. Mais il n’a pas résolu l’angoisse de la fin du mois. En 2026, la « sauvegarde du pouvoir d’achat » se jouera, pour beaucoup, à l’euro près.
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