C’est un verrou psychologique et géographique qui s’apprête à sauter pour les lycéens de Saône-et-Loire. Jusqu’ici, rêver de médecine signifiait invariablement un exil coûteux et stressant vers Dijon ou Lyon, un premier barrage qui en décourageait plus d’un. Mais la donne change.
Ce samedi 31 janvier 2026, au 1 avenue Georges-Pompidou à Chalon-sur-Saône, le Département ouvrira les portes de son nouveau pari contre la désertification médicale : l’antenne « PASS71 ». C’est la fin du monopole des grandes métropoles sur la première année de santé.
Dès la rentrée 2026, trente étudiants pourront suivre cette année redoutable en restant « au pays ».
Derrière cet acronyme technique se cache un investissement lourd de 715 000 euros porté par le Département, le Grand Chalon et l’Université.
L’objectif n’est pas de créer une formation au rabais, mais de cloner l’excellence dijonnaise. Dans ces 450 m² flambant neufs, les étudiants suivront les mêmes cours en visioconférence, avec un atout supplémentaire : un tutorat renforcé et un mentorat par des professionnels de santé locaux. L’idée est simple : si on forme nos jeunes ici, on a plus de chances qu’ils y restent pour soigner nos familles demain, à l’image du succès foudroyant de l’expérience menée à Nevers.
Pour les élèves de terminale en plein vertige Parcoursup, ce samedi portes ouvertes de 10 h 30 à 17 h n’est pas une simple visite de locaux.
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