La DREETS recrute son numéro 2 en pleine tourmente économique régionale
La direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS) de Bourgogne-Franche-Comté cherche un nouveau directeur régional délégué. Les candidats ont trente jours pour se manifester. Le poste est à pourvoir à Besançon ou Dijon. Il est classé groupe III, parmi les emplois de direction de l’administration territoriale de l’État. En clair, c’est le numéro 2 d’une administration de 175 agents, au cœur des politiques d’emploi, de travail et de solidarités. Et il arrive dans un contexte économique qui ne pardonne pas.
La DREETS, c’est un peu la tour de contrôle des politiques sociales et économiques de l’État en région. Elle est organisée en trois grands pôles : la concurrence et la répression des fraudes, l’économie et l’emploi, et les politiques du travail. Elle pilote aussi les solidarités : insertion, lutte contre les exclusions, protection des personnes vulnérables, politique de la ville. Son champ d’action est vaste, et il touche directement la vie quotidienne des habitants de Saône-et-Loire et de la Bresse. Un contrôle des fraudes sur un marché de Louhans, un accompagnement au retour à l’emploi à Chalon, une action de formation à Tournus : la DREETS est partout, souvent sans qu’on la voie.
Le directeur régional délégué, c’est celui qui assure la continuité en l’absence du directeur, Simon-Pierre Eury, ingénieur général des mines. Il pilote la préparation de la conférence stratégique territoriale, anime le dialogue social interne, et représente la direction auprès des préfets, des collectivités et des acteurs socio-économiques. Un poste de diplomatie, de management et de stratégie. Le titulaire actuel, Philippe Bayot, a été reconduit en mars 2025. Son départ annoncé ouvre une vacance que l’État cherche à combler rapidement.
Les qualités demandées sont à la hauteur de la tâche : une expérience minimale de six ans d’encadrement d’un service important, une bonne connaissance des politiques publiques de la DREETS, une capacité à décliner territorialement des actions complexes, à conduire le changement, à travailler en mode projet. Le contrat est de quatre ans, renouvelable une fois dans la limite de six ans, avec une période probatoire de six mois. La rémunération est alignée sur la grille des administrateurs de l’État, avec une part indemnitaire.
Pour postuler, il faut adresser sa candidature à l’adresse desd-recrutements@sg.social.gouv.fr. Les personnes à contacter pour en savoir plus sont Simon-Pierre Eury lui-même et Corinne Lefranc, cheffe de mission mobilité carrière. Le poste est basé à Besançon, au 5 place Jean-Cornet, ou à Dijon, au 21 boulevard Voltaire.
Les chiffres de l’Insee tombent comme un couperet. La Bourgogne-Franche-Comté a perdu 3 720 emplois salariés en un an, un recul de 0,6 %. Le chômage augmente, les défaillances d’entreprises aussi. Le commerce a perdu 1 450 emplois, l’industrie 1 180, la construction 570. Seuls le Doubs et l’Yonne tirent leur épingle du jeu. L’intérim résiste, mais il ne compense pas la tendance de fond.
Le futur directeur délégué aura donc une mission de pilotage dans un contexte de repli, où chaque décision comptera pour tenter d’inverser la courbe du chômage et de relancer l’activité. Un défi lourd, mais un levier puissant pour qui saura l’actionner.
