Le drapeau bleu qui flotte sur La Chapelle-de-Guinchay ne va pas seulement rester ; il va s’enraciner plus profondément. Ce lundi 5 janvier 2026 marque le coup d’envoi d’un chantier qui dépasse la simple pose de parpaings : l’extension de la gendarmerie locale. Ce projet, inscrit dans la stratégie nationale “Gendarmerie 2030”, répond à une pression démographique palpable dans ce secteur du Mâconnais où le périurbain et le rural se frottent. Il ne s’agit pas seulement d’agrandir des bureaux pour traiter les dossiers, mais de construire des logements, d’ancrer les familles des militaires dans le sol de la commune, et de garantir une présence humaine face aux
flux incessants de la RD981.
C’est une course contre la montre pour les artisans.
Avec une clôture des candidatures fixée au 8 janvier à 11h, le délai est d’une brièveté chirurgicale, exigeant une réactivité immédiate des entreprises locales. Car ce marché est une véritable aubaine pour le tissu économique de Saône-et-Loire. Des travaux de voirie à la menuiserie aluminium, en passant par le gros œuvre, c’est une injection directe de capitaux publics dans les carnets de commandes des PME du bâtiment. On estime que le chantier mobilisera près de trente équivalents temps plein pendant un an et demi, une bouffée d’oxygène pour l’emploi local.
Au-delà de la technique et des budgets, ce chantier envoie un signal politique fort. À l’heure où l’on parle souvent du recul des services publics, voir des grues s’élever pour une gendarmerie raconte une autre histoire : celle d’un État qui réinvestit la proximité. Pour les habitants de La Chapelle et du Clunisois, ces nouveaux murs seront la promesse que la sécurité n’est pas une variable d’ajustement, mais une fondation sur laquelle on continue de bâtir.
