Le 30 décembre dernier, alors que la France avait la tête aux réveillons, le Journal Officiel a accouché d’un décret technique mais crucial pour la vie de nos services publics. Ce texte redessine les contours du dialogue social pour les milliers d’agents qui font tourner nos mairies, nos hôpitaux et nos préfectures.

Décret n° 2025-1430 du 30 décembre 2025

L’objectif affiché est clair : harmoniser. Que l’on soit infirmière à l’hôpital de Louhans, secrétaire de mairie à Pierre-de-Bresse ou agent de l’État, les règles de l’urne seront désormais les mêmes pour tous.
La première victoire de ce texte est celle du chronomètre. Les délais de contestation ou de rectification des listes, qui imposaient jusqu’ici un sprint infernal de trois jours, passent à huit. C’est une respiration démocratique. Cela offre aux syndicats le temps de l’analyse et évite que les scrutins ne se jouent dans la précipitation ou le contentieux. Mais la véritable avancée symbolique se trouve dans le décompte des voix. Le vote blanc, souvent noyé dans les statistiques, devra désormais être explicitement mentionné dans les procès-verbaux.
En obligeant l’administration à quantifier ces bulletins, le décret fait du vote blanc un véritable thermomètre du climat social, et non plus un déchet électoral.
Pour les agents de Saône-et-Loire, qui se préparent aux grandes élections professionnelles de 2026, ces nouvelles règles du jeu promettent un scrutin plus lisible et plus juste. Derrière la froideur du décret n° 2025-1430 se cache une réalité simple : pour que le service public fonctionne bien, il faut que ceux qui le servent se sentent correctement représentés.
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