Alors que les états-majors s’agitent à Louhans et que les listes commencent à se dévoiler pour le scrutin de mars, un piège silencieux guette l’électeur bressan. On pense souvent que la citoyenneté est un acquis définitif, une ligne gravée dans le marbre de l’état civil, mais la réalité administrative est plus volatile. À l’approche des échéances des 15 et 22 mars 2026, la question n’est pas encore de savoir pour qui voter, mais de s’assurer que l’on pourra, physiquement, glisser son bulletin dans l’urne. Pour les nouveaux arrivants à Saint-Germain-du-Bois, pour les jeunes majeurs ou ceux qui ont déménagé au sein même de leur commune sans prévenir le service état civil, le risque est réel : se retrouver radié, effacé des tablettes, spectateur muet de l’avenir de son propre territoire.
La porte se fermera irrévocablement le mercredi 4 février pour les démarches en ligne, et deux jours plus tard aux guichets des mairies. Passé cette date, aucune réclamation ne pourra rouvrir les listes. La vérification est pourtant instantanée sur le portail du service public. C’est un geste technique minime pour une portée démocratique majeure. Dans un contexte local où chaque voix comptera pour départager des projets très différents, s’assurer de son inscription est le premier acte militant. Ne laissez pas une adresse mal actualisée décider à votre place.