C’est une angoisse que connaissent tous les jeunes parents : ce compte à rebours qui s’enclenche dès la sortie de la maternité, rapprochant inéluctablement le moment de la séparation pour retourner au travail.
Depuis ce 5 janvier 2026, l’État a officialisé une bouffée d’oxygène attendue par des milliers de foyers. Dès le 1er juillet, un nouveau mécanisme vient s’intercaler dans la chronologie familiale : le congé supplémentaire de naissance. Il ne remplace pas les dispositifs existants, il les prolonge. Concrètement, chaque parent pourra désormais suspendre le temps professionnel jusqu’à deux mois de plus, rémunérés à 70% du salaire net le premier mois, puis 60% le second. C’est une rupture nette avec la logique antérieure qui obligeait souvent à choisir entre une perte de revenu totale ou un retour précoce au bureau.
Le temps s’achète, mais le prix devient acceptable.
Cette mesure porte une ambition sociale forte : rééquilibrer la présence auprès de l’enfant dans ces premiers mois cruciaux où tout se joue. En ouvrant ce droit au père comme à la mère, le législateur tente de briser l’automatisme qui veut que la carrière féminine soit la seule variable d’ajustement.
Pour les familles de Saône-et-Loire et d’ailleurs qui ont accueilli un nouveau-né depuis le 1er janvier, la nouvelle a une saveur particulière : le dispositif est rétroactif. Ils bénéficieront d’un délai exceptionnel jusqu’à la fin de l’année pour profiter de ces semaines gagnées sur le rythme effréné du quotidien.
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