Madame, Monsieur,

 

Je prends le temps de vous écrire suite à l’article paru ce jour dans le journal L’INDÉPENDANT, mais aussi pour évoquer plus largement la manière dont ma candidature est traitée dans vos colonnes depuis plusieurs semaines.

Sur la composition de ma liste

Vous avez choisi de souligner la présence de mon fils parmi mes colistiers. Soit. Permettez-moi alors de compléter votre information : il est ingénieur mathématicien diplômé. Ce n’est pas un choix affectif, c’est un choix de compétence. La rigueur analytique qu’il apporte sera précieuse pour gérer les finances et les projets de notre commune.

Mais réduire ma liste à cette seule présence serait passer à côté de l’essentiel. J’ai réuni autour de moi des femmes et des hommes aux parcours complémentaires : une expert-comptable et commissaire aux comptes diplômée, dont l’une des premières missions sera d’auditer les comptes de la commune, des profils dotés d’une expertise juridique solide, de compétences techniques éprouvées, d’une connaissance intime du tissu social local. Cette diversité de savoir-faire n’a qu’un seul objectif : permettre à notre équipe de prendre des décisions claires, rapides et fondées, sans hésitation, sur tous les sujets qui engagent l’avenir de Louhans-Châteaurenaud.

Sur vos méthodes d’investigation

Le 27 février, vous m’adressiez cette question par écrit : “Liste restée secrète : vos colistiers existent-ils vraiment ?”

Cette question aurait pu sembler légitime… si elle n’avait pas été posée le lendemain du dépôt officiel de ma candidature. Le 26 février à 16h02, les services de la sous-préfecture m’ont remis le récépissé définitif attestant de l’existence légale et vérifiée de chacun de mes 28 colistiers. Vous le saviez, ou vous auriez pu le vérifier d’un simple appel. Ce décalage entre la réalité administrative et votre questionnement m’interroge.

Sur vos choix iconographiques

Je ne peux m’empêcher de constater une disparité de traitement visuel. Vos pages accordent à d’autres candidats des portraits posés, cadrés, souriants. Pour illustrer ma candidature, vous avez opté pour une photo prise à la volée, de mon fils et moi, sans préparation, capturée lors du tirage au sort officiel pour l’attribution des panneaux d’affichage électoral, une cérémonie administrative qui ne se prête guère à la légèreté. Le contraste est suffisamment éloquent pour que vos lecteurs le perçoivent d’eux-mêmes.

Sur l’encadré de la “chaise vide”

Votre dernière édition papier me consacre un encadré soulignant mon absence de réponse à votre « question qui dérange ». Un encadré conçu pour figer une image : celle d’un candidat qui se dérobe.

Permettez-moi de rétablir une vérité que des milliers de Louhannais peuvent attester.

Pendant plus de vingt ans, j’ai tenu commerce au cœur de cette ville. Vingt ans durant lesquels ma porte était ouverte, chaque jour, à tous ceux qui voulaient entrer. Vingt ans d’écoute, de service, de conversations avec les habitants de tous les quartiers, de toutes les conditions. Vingt ans à entendre leurs préoccupations réelles, pas celles des communiqués de presse, mais celles de la vie quotidienne : le pouvoir d’achat, la sécurité, les impôts, l’avenir de leurs enfants.

Cette chaise, Madame, Monsieur, je ne l’ai jamais laissée vide.

Ma réponse par les actes

Je ne suis pas un politicien de métier. Je ne maîtrise pas les codes de la communication politique et je n’ai aucune intention de les apprendre. Ma campagne ne se fait pas dans les rédactions : elle se fait sur le terrain, chaque matin, chaque soir, face aux Louhannais qui me connaissent depuis des années et face à ceux qui me découvrent.

L’accumulation de ces éléments, la mise en doute de l’existence de mes colistiers après leur validation officielle, le traitement photographique différencié, l’encadré de la chaise vide, dessine un tableau que je laisse à vos lecteurs le soin d’interpréter. Pour ma part, j’en tire mes propres conclusions sur l’équilibre de votre couverture éditoriale.

Les citoyens de Louhans-Châteaurenaud ne voteront pas pour une photo ni pour un encadré. Ils voteront pour un programme, pour une équipe compétente et soudée, pour une vision. Et surtout, ils voteront en connaissance de cause parce que beaucoup d’entre eux me connaissent, non pas à travers vos colonnes, mais à travers vingt années de présence à leurs côtés.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

Article rédigé par le candidat.

Patrice LANKAR Candidat tête de liste – Louhans-Châteaurenaud Unie et Forte