Lyon n’est plus la capitale des Gaules
Chronique – Par Yves Oper
PRÉAMBULE
Yves Oper s’attaque cette fois à la métropole lyonnaise. Il dénonce ce qu’il perçoit comme un naufrage sécuritaire sous la municipalité écologiste, une complicité idéologique avec l’extrême gauche et une inversion des responsabilités. Une chronique sans concession sur la gestion de l’insécurité, le piège des statistiques et laisser-faire municipal.
Lyon n’est plus la capitale des Gaules… Bienvenue à Lyon. Jadis capitale des Gaules, désormais capitale du survoltage de serrures, du vol à la roulotte et de l’inversion accusatoire. Dans la métropole, la victime est devenue le problème principal.
Pour Grégory Doucet et la majorité écologiste, la sécurité s’aborde par l’apaisement et le dogme social. Votre appartement est vidé pendant le week-end ? Consolez-vous, votre empreinte carbone individuelle vient de baisser. Vous oserez exprimer votre ras-le-bol ? On vous accuse aussitôt d’entretenir un sentiment irrationnel ou de faire le jeu de l’extrême droite. La réponse municipale oscille entre bacs à compost, médiateurs à vélo cargo et leçons de vivre-ensemble.
Du côté de la gestion policière, le piège statistique est parfait. Si vous ne déposez pas plainte, la délinquance n’existe pas dans les chiffres officiels. Si vous faites la démarche d’aller au commissariat, on vous reproche d’engorger les services pour un simple carreau cassé. L’État rejette la faute sur la Mairie. La Mairie renvoie la balle à la Préfecture.
À cela s’ajoute la complicité idéologique de l’extrême gauche locale. Le collectif antifa La Jeune Garde agit en véritable milice d’autodéfense de rue. Ses cadres s’affichent publiquement aux côtés des députés de La France Insoumise. Cette proximité politique offre à ces groupes une légitimation institutionnelle embarrassante. Pour cette mouvance, la vraie violence ne vient pas des agresseurs, mais des riverains qui demandent des caméras de vidéoprotection ou des commerçants qui réclament la présence de la police.
Pendant ce temps, la Région Auvergne-Rhône-Alpes observe le naufrage depuis son siège de Confluence. Fabrice Pannekoucke a succédé à Laurent Wauquiez, mais la rhétorique ne varie pas d’un iota. La Région dénonce le laxisme municipal, propose des portiques et des caméras, mais n’a pas la main sur la voie publique. De son côté, l’opposition municipale de droite, incarnée notamment par Isabelle Ramet, multiplie les attaques sur les réseaux sociaux et dans les médias, tout en concédant à demi-mot que les mairies d’arrondissement n’ont aucun pouvoir réel sur la police municipale.
À Lyon, la grille de lecture est totalement inversée. Le coupable n’est jamais le cambrioleur, le passeur de drogue ni le militant cagoulé. Le coupable reste le citoyen qui paye ses impôts et exige la tranquillité publique. Un conseil aux habitants : laissez directement la clé sous le paillasson avec un mot d’excuse pour le dérangement. Vous économiserez au moins la franchise du serrurier.
Yves OPER