Politique – Sénatoriales 2026

 

Appelés à voter le 27 septembre 2026, les grands électeurs de Saône-et-loire ont choisi de reconduire les 3 sénateurs sortants, Fabien Genêt, apparenté LR, Marie Mercier LR et Paulette Matray représentant la gauche réunie (PS, écologistes, communistes).

Les élections municipales ont vu l’arrivée d’élus RN-UDR dans les conseils municipaux, devenant de facto de grands électeurs. Ce qui a permis l’élection de sénateurs RN-UDR permettant la formation d’un groupe de 15 sénateurs.

Et l’obtention de 7 vice-présidences de commissions pour le groupe RN-UDR, dont le sénateur RN du Pas-de-Calais, Christopher Szcuzurek intégrant le bureau du sénat comme secrétaire pour la période 2026-2028 puis comme vice-président pour la période 2028-2029.

La France rurale a permis cette percée historique du RN-UDR au sénat.

Citons aussi Aymerix Durox, sénateur de Seine-et-Marne, élu vice-président de la commission culture, éducation et sport. Manon Bouquin, sénatrice de l’Hérault, élue vice-présidente de la commission aménagement du territoire, Thierry d’Aigremont, sénateur du Vaucluse, vice-président de la commission des affaires économiques, pour le groupe RN-UDR.

Les Républicains gardent 4 présidences de commissions sur 7, et les centristes 2.

La commission des finances passe à Thierry Cozic, sénateur PS de la Sarthe, avec Christine Lavarde, sénatrice LR des Hauts-de-Seine comme rapporteur général. Mais le groupe RN-UDR obtient une vice-présidence dans chaque bureau. Qui voudra peser, bien au-delà de ses 15 sénateurs, sur les orientations et votes du sénat.

Pour mémoire, le sénateur Thierry Cozic PS a voté 6 fois sur 7 contre les textes budgétaires depuis 2023, s’est abstenu pour le 7ème, et Christine Lavarde les a tous votés.

Avec un vice-président RN-UDR dans chacun des 8 bureaux renouvelés, nul doute que ce groupe voudra peser de tout son poids sur les futurs budgets dont le projet de budget pour 2027 et celui de la sécurité sociale (PLFSS) en Novembre, avec pour date butoir, les délais constitutionnels, le 26 Novembre 2026 pour le PLFSS, et le 17 Décembre 2026 pour le budget (PLF, projet de loi de finances).

Composition des groupes : après les sénatoriales sénat sortant

Groupe Après Avant
Communistes 18 18
Ecologistes 15 16
Socialistes 62 64
RDSE 18 17
RDPI (avec Renaissance) 16 19
Les Indépendants (avec Horizons) 15 20
Union centriste et Indépendants 63 59
Les Républicains 124 131
Union nationale des Territoires (RN-UDR) 15 0
Non inscrits 2 4

analyse politique

A l’exception du groupe communiste qui reste stable à 18 sénateurs, et de l’Union centriste et indépendants, tous les autres groupes perdent des sièges au profit du nouveau groupe RN-UDR.

Les Républicains restent de loin le 1er groupe au sénat avec 124 sénateurs mais perdent 7 sièges par rapport au sénat précédent.

L’union centriste devient le 2è groupe avec 63 sénateurs et progresse de 4 sièges.

Les groupes de droite (LR et Union centriste) compte 187 sénateurs, mais en diminution par rapport aux précédentes sénatoriales (189) et plus de 200 entre 2020 et 2023.

Même constat à gauche, le total des groupes socialistes, communistes et écologistes tombe à 95 contre 98 avant 2026.

Le groupe Les Indépendants recule de 5 sièges, passant de 20 à 15.

Le groupe du Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (RDPI) où siègent la plupart des sénateurs Renaissance, tombe de 19 à 16, juste à la limite de constituer un groupe.

Le groupe RDSE (rassemblement démocratique social et européen) gagne 1 siège passant de 17 à 18 sénateurs.

Enfin les Non-inscrits passent de 4 à 2, confirmant ainsi l’absence d’adhésion des grands électeurs à des candidats ne voulant pas d’affiliation politique, et rejoignant ainsi l’ensemble du corps électoral qui lui aussi, préfère des élus avec une tendance politique claire plutôt que des « électrons libres ».

Et dernière observation, le 9è groupe du sénat, le RN-UDR obtient 15 sénateurs, soit autant que les Ecologistes et les Indépendants.

Nul doute que cette répartition et ce changement des rapports de force a un impact direct sur la répartition des rôles-clés du sénat, avec l’arrivée du groupe RN-UDR.

Source Public-Sénat Colette Petitjean