Gilles Platret, maire de Chalon-sur-Saône depuis douze ans, a officiellement lancé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027. Devant une salle comble aux Salons du Colisée, il a dressé un bilan sans concession de l’état de la France et présenté les axes de son projet. Colette Petitjean était présente pour INFO BRESSE. Elle en retrace ici les temps forts.

 

L’emblématique Maire de Chalon-sur-Saône depuis 12 ans a fait le plein aux Salons du Colisée pour faire le bilan de l’état de la France, de ses problèmes structurels et des remèdes à y apporter, fruits de son expérience et de ses réflexions de 1er Magistrat de Chalon-sur-Saône.
D’abord l’inventaire : état des lieux de l’agriculture qui ne permet plus l’auto-suffisance alimentaire de notre pays avec le danger de dépendre de productions étrangères qui mettent les Français dans la main d’autres pays producteurs qui peuvent tout-à-fait décider de privilégier d’autres marchés. Cet état de fait n’est pas nouveau et a déjà été abondamment dénoncé par toutes les instances agricoles, à travers de très nombreuses manifestations en France et à Bruxelles, rappelé également lors de la 2ème fête de la Ruralité du 26 septembre à Bouans-La Balme, organisée par le député de la Bresse Eric Michoux avec ses deux invités producteurs bovins emblématiques, Jérôme Bayle et Didier Giraud.
Gilles Platret s’attache également au scandale de la démission du Général Pierre de Villiers, Commandant en Chef des Armées, dont le tort a été de dénoncer l’état critique de l’armée française et le danger représenté pour la défense du pays, ce qui a fortement déplu au Président Macron. Si, depuis cette démission fracassante, Emmanuel Macron a augmenté le budget des armées pour rattraper le retard du à des années de baisses budgétaires, il y a encore loin de la coupe aux lèvres dans un contexte de guerre en Ukraine, aux portes de l’Europe.
Mais, surtout Gilles Platret a axé son bilan et ses axes politiques sur l’état de la France, avec en ligne de mire, l’islamisation, LFI, les groupes salafistes, et « une classe politique qui a failli, au pouvoir depuis 15 ans, et osant se présenter à l’élection présidentielle, ils nous prennent pour des imbéciles ».
Pour lui, « il faut changer le mode de scrutin, et faire un scrutin à l’américaine, uninominal à 1 seul tour » pour éviter « trop d’atomisation et obliger à des regroupements » « plutôt qu’à des négociations de coin de table avec des alliances de candidats qui s’opposaient au premier tour », rappelant que Michel Debré, le père de la constitution de 1958 avait déjà réfléchi à la question.
Il veut abolir les 35 heures avec effet immédiat sur l’âge de la retraite à taux plein à 65 ans et non 67 ans, précisant qu’il « est plus facile de travailler plus longtemps » plus jeune que de travailler jusqu’à 67 ans. D’autant que si l’espérance de vie augmente, celle de l’espérance de vie en bonne santé à la retraite elle, n’augmente pas, si l’on veut profiter de la retraite avant d’être frappé par le handicap ou la maladie.
La souveraineté migratoire est aussi un de ses sujets : « rétablissons les frontières qui protègent l’identité nationale, une vraie frontière, pas un gros mot vu par Bruxelles ».
En politique étrangère, Gilles Platret veut que la France s’affirme devant l’Algérie, l’Iran, et change sa position sur Israël, car « ce pays pas plus grand qu’un demi-département, résiste devant la poussée de l’islam, et si Israël tombe, d’abord on le gomme pour un état palestinien, et bien on est les suivants dans cette lutte Orient contre Occident, Israël étant l’état avancé occidental en orient ». Il n’est pas fan de Nettanyaou mais il indique que la « France a la même politique surannée par rapport à Israël qu’à l’époque de la guerre des 6 jours ».
Mais l’axe principal de Gilles Platret est la défense de la France contre ses ennemis de l’intérieur. Et de dénoncer avec force et véhémence, « sa priorité, interdire les Frères Musulmans et les Salafistes, organisations terroristes interdites dans leurs pays musulmans d’origine ». Et de demander une « grande loi d’assimilation » en décrivant cette islamisation rampante du pays à travers de nombreux exemples.
« La police du voile menaçant les filles qui ne veulent pas se voiler ». « Dans les écoles, ils fanatisent vos gamins qui crachent sur le sapin à Noel ». « Ils ne supportent pas des planches d’anatomie avec des corps nus » « Ils infériorisent la femme propriété de l’homme, en l’obligeant à se voiler pour se soustraire aux regards des hommes ». « Ils ont la haine de la France qui les a éduqués » et « pendant les émeutes lycéennes, ils se sont infiltrés aux lycéens pour casser et brûler, casser du flic ». Pour Gilles Platret les vers sont dans le fruit et il s’agit là d’une politique construite de conquête de la France par l’islamisation.
« La guerre civile a déjà commencé » dans cette lutte entre les Français et ces groupes islamistes qui veulent coloniser et transformer la France en pays musulman. Avec la complicité de LFI et groupes d’ultra-gauche qui attisent les braises et « devraient être interdits » car « ils veulent détruire la France ». Sans oublier des élus complices par électoralisme qui devraient « être déchus de leur mandat » dont « LFI qui veut la ruine de la France et veut le chaos ».
Il appelle l’histoire à la rescousse et en particulier le 19ème et le 20ème siècle jusqu’en 1945 rappelant les luttes pour nos libertés, car « c’est un moment crucial pour la France » « dans cette guerre civile qui a commencé » et « le destin de la France pour les 5 ans à venir et plus » sera déterminé par les élections présidentielles de 2027, « pour l’avenir de nos enfants et de la France ». « Ce sont des temps difficiles qui viennent mais on peut éviter le pire car le peuple français existe et n’a pas envie de mourir ».
Dès le mois prochain, Gilles Platret entreprendra un grand tour de France et commencera par la Bretagne pour rallier les Français à son projet pour la France 2050 « GENERATION CHALON ». À Chalon-sur-Saône, son discours a été salué par des applaudissements nourris, une standing ovation et une salle « chauffée à blanc » qui a entonné la Marseillaise.
Quant à l’issue de sa candidature à l’élection présidentielle, il est encore bien trop tôt pour la prévoir, le « trop-plein » de candidats à droite comme à gauche laisse entrevoir des ralliements ou des abandons, car l’arithmétique est sans pitié avec une trop grande dispersion des voix dont on ne sait à qui elle profitera réellement. Affaire à suivre, donc.