Il est vrai qu’ils ont quelques excuses lorsque l’histoire nous rappelle avec quelle ingratitude, les grands hommes politiques d’hier tels le Général de Gaulle entre autres, ont été bien mal remerciés de leur dévouement au service de la France et de leurs compatriotes. Il n’est aussi que de se rappeler les valeureux combattants de la dernière guerre 39-45 résistants, déportés, internés, qui « se sont fait trouer la peau », mais trop occupés à penser leurs plaies et à essayer de se reconstruire après avoir enduré de dures épreuves, n’ont pas eu la volonté de faire reconnaître leurs mérites patriotiques. Pendant que d’autres, bien « planqués » voir collaborant avec l’ennemi, jouissaient des dividendes du courage et du patriotisme des combattants, empochant au passage, prébendes, distinctions honorifiques, voir s’attribuant sans vergogne, les mérites de la victoire en prétendant être des résistants, bien sûr de la « dernière heure », appliquant ainsi la parabole biblique « quand l’enfant fut baptisé, les parrains arrivèrent en foule »…
Changement d’époque, mais les hommes restent les mêmes et l’époque contemporaine n’est pas sans similitude avec l’histoire, quelques quatre-vingts ans plus tard. Il n’est que de voir l’Assemblée Nationale avec ses 11 groupes parlementaires et leurs votes à géométrie variable, selon que, comme le disait si bien Edgar Faure à qui l’on reprochait déjà ses convictions successives, « ce n’est pas moi qui change, mais c’est le vent qui tourne… » guère que très peu, voir un seul « énarque saltimbanque » qui n’a pas varié dans ses convictions pour la plupart prophétiques, mais qui a quitté le monde politique pour embrasser une carrière réussie d’écrivain à succès, d’entrepreneur de spectacle vivant et animer une émission politique tous les vendredis de 19 à 20 h sur CNEWS, j’ai nommé, bien sûr Philippe De Villiers.
A contrario d’Arnaud Montebourg, Avocat et ex-élu socialiste devenu Ministre de l’Economie et maintenant Chef d’Entreprise, passant par pertes et fracas ses convictions « de gauche » avec « ses nouveaux amis de la droite » souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, Eric Zemmour, et favorable à une « alliance des souverainistes », étant désormais associé à Pierre-Edouard Stérin, homme d’affaires très à droite, ledit Arnaud Montebourg anime maintenant une émission politique tous les vendredis soir de 19 à 20 h sur BFMTV, à la même heure que celle de Philippe de Villiers.
Suivent ensuite « les 3 Eric » (par ordre alphabétique Ciotti, Michoux et Zemmour), qui, bien qu’ayant quelque peu varié au fil du temps, ont, pour deux d’entre eux, fait leurs preuves dans leur vie professionnelle bien remplie, l’un journaliste (Zemmour), l’autre industriel qu’il est toujours (Michoux), avant d’intégrer l’arène sinon le cirque de l’assemblée nationale. L’« Eric » méridional (Ciotti), ayant lui toujours navigué dans les eaux plus ou moins troubles et tumultueuses de la politique, cornaqué dès son plus jeune âge par son oncle, 1er adjoint au Maire de Saint-Martin Vésubie.
Pour autant, ces trois là ont désormais plus de convictions communes que de réelles différences, et par ces temps difficiles pour la France, gagneraient à unir leurs forces (déjà réunies pour deux d’entre eux – Michoux et Ciotti -), car ils ne seront pas trop de trois, voir davantage pour redresser la barre d’un pays en déshérence. Et peut-être contribuer à redonner quelque espoir à des Français désespérés, révoltés, dégoûtés de voir avec quelle légèreté leurs élus les traitent quand ce n’est pas du mépris pur et simple, étant souvent déconnectés des problèmes quotidiens des quelques 60 millions de leurs concitoyens. Il n’est que de voir la « qualité » des lois votées ou transposées, dont les incohérences n’ont d’égal que leur inutilité sinon celle de nuire au peuple français, telles les « fameuses » zones ZFE (baptisées zones à forte exclusion), les règles européennes « écologiques » favorisant sans vergogne les intérêts de pays tiers (Ukraine, Argentine, Chine, etc…), l’éducation sexuelle à l’école dès le plus jeune âge avec un programme des plus nuisibles pour les enfants à qui l’on explique que l’on « choisit » d’être un homme ou une femme, voir ni l’un ni l’autre, pour ne citer que quelques exemples pris au hasard…
On peut aussi y ajouter (Eric) Tegner, fondateur de « Frontières » journaliste engagé qui ne manque aucune occasion de distiller sa « bonne parole » sur CNEWS et ailleurs… Suivant en cela l’exemple du Maire de Béziers, Robert Ménard, ex-journaliste fondateur de « Reporters sans frontières », ou le regretté Jean-François Kahn, fondateur de « l’Evénement du Jeudi » et de « Marianne » passé en politique se prononçant pour la « constitution européenne de 2005 », et un peu plus loin de nous, Jean-Jacques Servan-Schreiber fondateur de « l’Express », et Françoise Giroud, journaliste à l’Express devenue Ministre, François Baroin, journaliste passé en politique, Jean-Marie Cavada journaliste et député européen, Bernard Guetta, Philippe Balard, Bruno Roger-Petit, Pierre-Henry Brandet, Nathalie Lanetta, Noël Mamère journaliste devenu député européen, parmi les plus connus, tant la frontière entre le journalisme politique et l’engagement politique lors d’élections, est poreuse et ténue…
Bon courage donc, aux « 3 ERIC » et d’autres prénoms si tel pouvait être leur choix, de s’unir pour le bien des Français, et l’avenir de la France, pour un « redressement productif » cher à l’ancien Ministre Arnaud Montebourg.
Mieux encore, car nécessité fait loi, et au plus vite dans ce pays malade en état d’urgence absolue, de rassembler le plus largement possible, bien au-delà des clivages partisans traditionnels, tous les hommes de bonne volonté, animés d’une volonté patriotique commune au service de notre pays, « servir plutôt que de se servir » tel un gouvernement de « salut public » comme il en existât quelques-uns dans l’Histoire.