L’arrêté est tombé ce vendredi 29 mai. Il reconnaît l’état de catastrophe naturelle pour treize communes de Saône-et-Loire, toutes situées en Bresse, au titre des mouvements de terrain liés à la sécheresse de l’été 2025. Pour les sinistrés, le compte à rebours est lancé : trente jours pour déclarer les dégâts à leur assurance. L’arrêté est consultable en préfecture de Saône-et-Loire et dans les sous-préfectures de Louhans-Châteaurenaud et Chalon-sur-Saône.

La liste complète des communes concernées : Beaurepaire-en-Bresse, Bosjean, Le Fay, Frangy-en-Bresse, Montagny-près-Louhans, Montcony, Saint-Germain-du-Bois, Saint-Usuge, Savigny-sur-Seille, Sens-sur-Seille, Simard, Thurey, Tronchy.

Toutes ont subi des mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols entre le 1er juillet et le 30 septembre 2025. Le sol argileux, typique de la Bresse, s’est rétracté avec la chaleur, puis a gonflé avec les pluies. Résultat : des fissures dans les murs, des dallages qui se soulèvent, des maisons fragilisées.
La Bresse est habituée à ce fléau. Le retrait-gonflement des argiles est un risque majeur dans le département. Depuis 2020, plus de 260 communes de Saône-et-Loire ont été reconnues en état de catastrophe naturelle pour ce motif. Des pointes à 132 communes en 2020, 115 en 2022. La commune de Saint-Germain-du-Bois figurait déjà dans un arrêté de mai 2023.
Ce n’est donc pas une première. Mais pour les habitants concernés, c’est toujours un choc. Et une course contre la montre administrative.
Délai de trente jours : mode d’emploi
La publication de l’arrêté ce 29 mai déclenche un compte à rebours. Les sinistrés ont trente jours pour déclarer les dommages à leur assureur. Passé ce délai, l’indemnisation peut être compromise.
Concrètement, il faut envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception à sa compagnie d’assurance habitation. Le courrier doit mentionner le numéro de contrat, décrire les dégâts, et joindre une copie de l’arrêté. Photographies des fissures, devis de réparation, éventuel rapport d’expertise indépendante : plus le dossier est fourni, mieux c’est.
L’assureur dispose ensuite d’un mois pour accuser réception et diligenter une expertise. L’indemnisation doit être proposée dans le mois suivant l’expertise. La franchise légale est de 150 euros.
L’importance de réagir vite
Même en cas de retard, il est conseillé de déclarer le sinistre. Un dossier tardif vaut mieux qu’aucun dossier. Un courrier explicatif peut justifier le dépassement. L’essentiel est de ne pas rester inactif.
Les communes bressanes sont une nouvelle fois confrontées aux conséquences d’un été trop sec. La reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle est une étape indispensable pour obtenir réparation. Elle est acquise depuis ce matin. Aux sinistrés désormais d’agir.