Immigration, quand les élites françaises mentent pour violer l’idée démocratique
Les Français n’en veulent plus, et ils le montrent partout : dans leurs votes, dans leurs cris, dans leurs discussions sur les marchés comme dans les urnes. Peu importe. Nos dirigeants ont dégainé leur solution miracle : puisque le peuple serait trop ignorant pour saisir ce qui sert réellement ses intérêts, ils ont décidé de lui confisquer ses outils, de verrouiller tout ce qui lui permettrait d’agir.
Il fut un temps où la démocratie s’encombrait de grands principes surannés, cette charmante lubie selon laquelle le pouvoir appartiendrait au peuple, par le peuple et pour le peuple. Rassurez-vous : nos élites ont fait le ménage. Aujourd’hui, on nous vend une merveilleuse novlangue où la confiscation du pouvoir est rebaptisée « État de droit », et où le mépris du suffrage universel est érigé en vertu républicaine.
Le sujet fâche ? L’immigration. Les Français n’en veulent plus, le manifestent, le votent, le hurlent dans les urnes et sur les marchés de leurs bourgades. Qu’à cela ne tienne ! Nos chers dirigeants ont trouvé la parade absolue : puisque le peuple est décidément beaucoup trop inculte pour comprendre son propre intérêt, on va lui verrouiller la boîte à outils.
Le tour de tour de passe-passe est magistral. Vous voulez un référendum ? Oups, c’est interdit par la Constitution. Vous voulez reprendre le contrôle des frontières ou du droit de la nationalité ? Pas de chance, un traité européen signé en catimini entre deux fonctionnaires à Bruxelles l’interdit formellement. Et si d’aventure l’idée saugrenue d’une consultation traversait l’esprit d’un électeur un peu trop naïf, une armée de Sages autoproclamés s’empresse de lui rappeler qu’en démocratie, la seule opinion qui compte est celle qui ne dérange pas les édiles.
C’est tout le génie de notre caste technocratique : transformer le déni démocratique en rempart humanitaire. On vous explique les yeux rivés au ciel, avec cette onction morale qui caractérise les faux-culs patentés, que c’est pour votre bien, pour préserver les « valeurs » et pour vous éviter de céder à de viles passions. En clair : vous payez, vous subissez, vous fermez les yeux, mais surtout, vous la fermez.
À force de tordre le droit pour bâillonner la colère des citoyens, nos élites croient protéger leur système. Elles ne font que creuser la tombe de la légitimité républicaine. Et le jour où le couvercle de la cocotte sautera pour de bon, elles feindront la surprise, drapées dans leur belle dignité d’institutionnels surpris par la plèbe. Magnifique sens du suicide collectif.