2ème fête de la Ruralité

Non, la ruralité
n’est pas morte

 

C’est le message que les quelques 1 200 personnes présentes ont délivré lors de cette 2ème fête de la Ruralité organisée par le Député de la Bresse, Eric Michoux, avec 2 invités emblématiques de cette ruralité, Didier Giraud, éleveur bovin et figure des « grandes gueules » de RMC et Jérôme Bayle, agriculteur et fondateur d’Urgence 64.
« la ruralité n’est ni de droite, ni de gauche, c’est un mode de vie, si un député LFI m’invite, j’ai vais, je n’ai pas de tabou, le vote dans l’isoloir c’est très personnel, mon camp c’est celui de la ruralité » déclarent en cœur Jérôme Bayle et Didier Giraud.
Et « aucune attache avec un parti politique, mais nous avons la défense d’idées communes et la volonté de défendre la ruralité en passant outre les clivages politiques, car c’est les habitants qui en pâtissent »
Jérôme Bayle rappelle « qu’il a été invité par Marine Tondelier (candidate écologiste aux Présidentielles) et qu’il n’a pas hésité à y aller » à lui dire aussi qu’il « allait à la chasse ».
Didier Giraud rappelle un « maître-mot, c’est la liberté, on a notre vision de la ruralité, il y a des jeunes capables qui vivent dans un territoire rural, et des personnes qui peuvent apporter beaucoup aux territoires »
« On a aussi un devoir d’aller au-devant des personnes qui ne pensent pas comme nous, on ne vit pas en vase clos ». « les réseaux sociaux favorisent l’intolérance, voir l’agressivité, le dialogue c’est une méthode très importante, avec des gens contre nous, on leur a ouvert l’esprit en entendant « les grandes gueules ».
Jérôme Bayle : « je ne savais pas qui était Eric Michoux, je suis venu là pour parler d’agriculture, car la parole est libre, et j’ai senti quelqu’un de passionné qui aime bien manger, j’ai donc accepté de venir bénévolement ».
Didier Giraud : « je suis éleveur bovins en Saône-et-Loire, et je connaissais la Foire de la Balme et j’ai vu quelqu’un qui avait envie de faire quelque chose sur le site de la Foire de la Balme, sans parti-pris politique » alors « si on peut faire avancer les choses ».
« Il y a des interrogations sur notre métier et façon de vivre depuis 2014, on a ouvert les consciences sur nos problématiques » mais « il faut savoir ce qu’on demande aux agriculteurs, nourrir la population, produire de l’énergie, entretenir les paysages, le tout gratuitement ».
Gérôme Bayle : « les élus d’un territoire sont légitimes à porter la parole du territoire ».
Eric Michoux, industriel rural avec ses 37 usines implantées en zone rurale dans toute la France, rappelle lui aussi, les difficultés vécues es qualités, entre la concurrence déloyale de pays ne subissant pas les mêmes règles fiscales et autres ni les mêmes normes, à bas coût de production, et de se battre sur les marchés y compris publics avec des concurrents indiens, chinois, etc… »
Et de rappeler son maître-mot de « souveraineté » de la France (exprimée dans son projet de loi constitutionnelle, dépôt 7 mai 2026, ndlr) « pour garantir la sécurité, la liberté d’action et l’indépendance stratégique de la France. » Il veut aussi remplacer le « principe de précaution par le principe de responsabilité » dans la constitution.
Mais d’insister « ce n’est pas une fête politique, je l’ai fait pour le territoire, ils ne viennent pas pour Michoux mais pour les 2 invités ». Avec le micro qui a circulé parmi les participants ayant pu poser leurs questions pendant plus d’une heure. Les sonneurs de cors de chasse en tenue traditionnelle et les « Forbans et Lucky Will » ont animé en musique cette 2ème fête de la ruralité, avec des convives reprenant des chansons en cœur ou dansant des rocks endiablés, sans oublier l’indispensable ban bourguignon, l’exposition de vieux tracteurs, le tir à la corde, et bien sûr le fameux « repas gratuit » qui a fait coulé beaucoup d’encre et de salive, s’attirant de très vives critiques.
Interrogé en marge de l’événement, le député de la Bresse explique : « je n’ai que 2 attachés parlementaires et qui bossent, au lieu des 5 autorisés par la loi, j’ai donc de l’argent disponible et j’ai choisi d’en faire profiter les gens. D’ailleurs, tout n’est pas gratuit, car le vin est payant. J’ai interrogé la commission de déontologie car je suis très respectueux des règles déontologiques. »
A certains qui y voyaient une fête politique déguisée en fête rurale, Eric Michoux s’est défendu : « ce n’est pas une fête politique, d’ailleurs il n’y a pas d’affiches UDR, mais si vous le voyez comme cela, tout est politique, car la politique c’est la vie de la cité. »
Notons tout de même dans l’assistance, la présence anonyme de nombreux élus ou anciens élus dont Valérie Deloge, éleveuse de moutons, conseillère régionale RN et députée européenne, Jean-Paul Emorine, sénateur LR honoraire, Mathieu Bloch député UDR de la 3è circonscription du Doubs, Aurélien Dutremble, député RN de la 3è circonscription de saône-et-loire, Etienne Clerc son attaché parlementaire et responsable du RN jurassien parmi d’autres, en cette veille d’élections sénatoriales du 27 septembre.
Interrogé également sur la pérennité de cette fête de la ruralité, l’organisateur précise « il y aura des élections législatives l’année prochaine (après la Présidentielle), et si je suis réélu bien sûr, je l’organiserai, mais si c’est un autre, c’est pareil, j’y participerai également. »
Colette Petitjean