Préambule de la rédaction

En 2026, le loup bénéficie d’un meilleur avocat que l’éleveur, et l’administration déploie des trésors d’imagination pour protéger les prédateurs plutôt que leurs victimes. Yves Oper observe cette bascule à la fois absurde et coûteuse. Il en tire une chronique qui grince, entre ironie et constat amer.

Écrit par Yves Oper

Un loup vaut aujourd’hui plus cher qu’un troupeau. Un ours a plus de droits qu’un berger. En 2026, l’écologie a changé de camp : elle protège les prédateurs et facture les victimes. Yves Oper a fait le calcul, et il ne vous conseille pas de sortir sans votre caleçon en zinc.

 

Écrit par Yves Oper

Bienvenue en 2026. Dans un paradis progressiste où l’agriculteur est un pollueur, le loup est un citoyen d’honneur cajolé à coups de millions d’euros prélevés sur Nicolas. Nos technocrates ont d’ailleurs décrété que la nature vaut bien quelques sacrifices humains. Entre un promeneur en hors-d’œuvre et un prédateur à crocs, le choix est vite fait pour l’écologiste des beaux quartiers qui déteste ses semblables. Depuis la nuit des temps, le loup a peur de l’homme, c’est bien connu, dirait le Petit Chaperon rouge.

D’ailleurs, l’administration n’est toujours pas fichue de faire signer une charte de bonne conduite à un ours, ni d’expliquer à un loup qu’on ne boulotte pas le chien de la voisine. Pourquoi ne pas financer une école de diplomatie animale pour les agents de l’OFB, avec options négociation canine et câlinothérapie pour plantigrade ? Ces shérifs verts sillonneront vos propriétés pour compter les poils de bête et répandre la bonne parole. Pendant ce temps, la fouine fera semblant de ne pas comprendre et s’offrira un festin sous le capot de votre bagnole grâce aux durites en amidon de maïs, sans l’accord de votre assureur qui refuse de payer.

Rassurons-nous. On flambe 150 millions d’euros par an dans cette farce pendant que la France aligne péniblement douze vieux Canadairs pour voir brûler nos forêts. Demain, on ne sortira plus en famille sans caleçon en zinc et cotte de maille. L’écologie est une noble cause, mais elle ressemble à une lobotomie géante où l’humain sert de variable d’ajustement aux Bisounours carnivores et aux charmantes petites bêtes qui vous ruinent le quotidien.

Ecrit par Yves OPER