La République des copains a trouvé sa nouvelle planque : la Cour des comptes. Najat Vallaud-Belkacem y est nommée sur décret, sans expérience comptable, sans compétence financière. Pendant que le boulanger serre la vis, les sinécures pleuvent sur les fidèles. Yves Oper regarde ce grand opéra avec la colère froide de ceux qui ne sont pas invités au banquet.
L’arbitraire monarchique du tour extérieur dans l’administration
Emmanuel Macron soigne ses petits copains avec une constance sidérante. La nomination arbitraire est devenue le mode de gouvernance exclusif de ce quinquennat finissant. Des milliers de citoyens surqualifiés restent aux portes de la méritocratie pendant que le pouvoir déroule le tapis rouge aux obligés du régime.
Le cas de Najat Vallaud-Belkacem illustre cette dérive oligarchique absolue. Elle est propulsée conseillère-maître à la Cour des comptes par un pouvoir aux abois. Un décret présidentiel opaque officialise cette cooptation sur mesure. Aucune compétence financière ou comptable ne justifie un tel choix. Les services rendus au clan priment sur la décence républicaine. L’institution chargée de contrôler l’argent public accueille une figure politique en fin de course. C’est une provocation démocratique insoutenable.
Le système fonctionne par connivences croisées et renvois d’ascenseur permanents. Les conjoints de la classe politique se relaient dans les plus hautes instances de l’État. Conseil d’État et Cour des comptes deviennent les annexes dorées du pouvoir en place. Ne croyez surtout pas qu’on a des lunettes noires pour ne pas le voir. Le peuple français observe, lucide et médusé, ce grand opéra de la compromission.
Cette stratégie de prédation institutionnelle ne fait que commencer avant 2027. À mesure que l’échéance approche, la curie présidentielle s’empresse de verrouiller les sinécures. On distribue les postes à vie comme des rentes de situation à des fidèles dépourvus de toute légitimité technique. L’exclusivité républicaine est ouvertement piétinée pour complaire à des alliances souterraines.
La farce méritocratique atteint ici son paroxysme tragique. On exige des efforts surhumains du contribuable ordinaire. Le boulanger, l’infirmière et l’ouvrier subissent des contrôles tatillons et des réformes brutales. Pendant ce temps, les sinécures pleuvent sur les courtisans et les courtisanes du système. Les mondanités parisiennes remplacent la valeur travail et l’effort méritant. Le bon sens républicain est bafoué sans la moindre vergogne. L’intérêt supérieur de la nation est sacrifié sur l’autel de la tambouille politicienne.
Cet arbitraire monarchique gangrène chaque jour un peu plus nos institutions fondamentales. La haute administration est transformée en syndicat d’utilité pour anciens ministres. Le compte à rebours est lancé et l’addition politique de ces abus s’annonce lourde.