La primaire de la gauche sociale-démocrate a livré son verdict. Raphaël Glucksmann l’emporte dès le premier tour avec 66,13 % des voix. Il portera les couleurs du Parti socialiste à l’élection présidentielle. Derrière lui, les écarts sont nets. Olivier Faure recueille 14,46 %. Ségolène Royal suit à 7,62 %. Emmanuel Maurel obtient 5,92 %. Jérôme Guedj ferme la marche avec 5,80 %.
Le scrutin a mobilisé 120 000 votants. Une élection entièrement numérique, qui a fait l’objet d’une cyberattaque. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris.
La victoire est nette. Elle n’est pas unanime. En interne, Ségolène Royal dénonce l’opposition de Raphaël Glucksmann à une alliance avec toutes les forces de gauche. Marine Tondelier, pour les écologistes, et Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, partagent cette critique. Le rassemblement reste à construire.
Un premier sondage, réalisé pour M6 et RTL, tempère l’élan. Raphaël Glucksmann y est crédité de 10 à 11 % des intentions de vote. Jean-Luc Mélenchon est donné à 18 %. Gabriel Attal et Édouard Philippe le devancent également. Ce n’est qu’un instantané. À six mois du scrutin, rien n’est joué.
À droite et à l’extrême droite, les attaques fusent. Éric Zemmour et le RN ne se privent pas. Ils dépeignent Raphaël Glucksmann comme « le candidat de Saint-Germain des Prés ». Ils dénoncent « une écologie punitive ». Ils parlent d’un « candidat hors-sol » qui « se moque de la France et des Français ».
La Fédération de Saône-et-Loire du Parti socialiste a réagi par communiqué. Elle adresse ses « chaleureuses félicitations » au vainqueur. Elle salue « l’engagement de l’ensemble des candidates et des candidats ». Elle remercie les militants du département. Puis elle fixe le cap.
Le communiqué est clair sur la suite. « Le temps de la compétition interne est derrière nous. Celui du rassemblement commence. » Rassemblement des socialistes autour de Raphaël Glucksmann. Rassemblement « le plus large possible de la gauche démocratique, écologique et républicaine ». L’objectif affiché : « redonner espoir aux Françaises et aux Français » et « empêcher l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite ».
En Saône-et-Loire, la Fédération annonce une campagne de terrain. « Du Chalonnais au Mâconnais, de la Bresse au Charolais, du Creusot et de Montceau-les-Mines à l’Autunois. » Les sections, les élus et les militants iront à la rencontre des habitants. Les attentes, elles, sont listées sans détour. L’accès aux soins. L’avenir de l’industrie. Les mobilités en zone rurale. La présence des services publics. La transition écologique.
La bataille de France commence. Le PS de Saône-et-Loire dit vouloir y prendre « toute sa part ».
Point de vigilance
Le communiqué de la Fédération évoque l’élection présidentielle de 2027, tandis que la note de présentation parle de 2026. Il convient de vérifier la date exacte du scrutin avant publication.